Le groupe internet Google a annoncé les résultats de l’année 2010, ce jeudi 20 janvier 2011 et ceux-ci ont dépassé les attentes. Le bénéfice net du groupe a atteint les 8,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 30%, avec un chiffre d’affaires en hausse de 24% et qui dépasse les 29 milliards de dollars.
Mais les résultats financiers de Google sont passés quasi inaperçus lorsque le PDG du groupe Eric Schmidt a annoncé un bouleversement au sein de la direction.
En effet, Larry Page, un des fondateurs de Google va remplacer Eric Schmidt dans ses fonctions de directeur général.
Eric Schmidt restera quant à lui président du conseil d’administration tandis que Sergey Brin, co-fondateur de Google avec Larry Page, se consacrera aux projets stratégiques et à la recherche de nouveaux produits.
Ce remaniement devrait simplifier l’organisation de la direction et accélérer le processus de décision.
Plusieurs fournisseurs de services de recherche en ligne ont porté plainte contre le géant américain Google devant la Commission européenne.
Ils affirment que Google abuse de position dominante dans leur propre secteur d’activité et une enquête a été ouverte par Bruxelles pour déterminer si les règles européennes de la concurrence sont respectées.
Selon les plaignants, Google favorise ses propres services au détriment des leurs au niveau des résultats de recherche qu’ils soient payants ou gratuits.
La Commission a cependant précisé que l’ouverture de l’enquête ne signifiait pas qu’il existe des preuves d’une quelconque infraction au stade actuel.
Il s’agira de déterminer si Google a ou non abaissé volontairement certains sites concurrents à ses propres services, comme des comparateurs de prix, dans les résultats de recherche.
La commission examinera également les clauses présumées d’exclusivité imposées aux partenaires publicitaires de Google et aux fournisseurs de logiciels et d’ordinateurs.
Le porte-parole de Google a assuré que le groupe est prêt à collaborer avec la Commission afin d’éclaircir ce litige.
Alors qu’en moyenne 80% des ventes en ligne réalisées dans les pays européens concernent des entreprises locales, la Belgique semble à la traîne dans ce domaine.
En effet, selon une étude réalisée par le quotidien belge « Le Soir », moins de la moitié des petites et moyennes entreprises ont un site internet et, en conséquence, 60% des ventes réalisées via Google Belgique bénéficient aux entreprises étrangères.
Cette situation n’a pas échappé aux sociétés installées dans les pays limitrophes qui font volontiers de la publicité pour leurs produits auprès de leurs voisins belges.
D’après le directeur marketing de Google Belgique, il n’existe que 5.000 sites d’e-commerce dans le pays. La France et les Pays-Bas en profitent pour attaquer le marché belge visant respectivement la Wallonie et la Flandre.
Selon une étude menée par les chercheurs de la très sérieuse Northwestern University, seul 10% des étudiants américains vérifient leur source d’information, le reste du corpus interrogé faisant confiance aux moteurs de recherche et plus particulièrement à Google pour apporter une réponse fiable à leur recherche. Et vous ? Vous êtes-vous déjà posé la question de la légitimité de l’information que vous recueillez sur les sites internet que vous visitez ou bien faites-vous confiance au moteur de recherche que vous utilisez – que ce soit Google, Yahoo, Bing ? – en vous contentant de regarder les seuls premiers résultats des SERP ? En d’autres termes, la performance du référencement naturel d’un site internet est-il un gage de crédibilité à vos yeux ? Si vous répondez « oui » en votre âme et conscience à cette question là, alors demandez-vous quelle part de risque vous acceptez de prendre lorsque vous suivez les conseils d’un site internet dans des domaines aussi sensibles que ceux du juridique ou de la finance ?
Dans la mesure où chacun peut publier sur Internet et qu’aucun médiateur n’existe pour apporter une légitimité à l’information publiée, il appartient à chaque internaute de trier et de de se faire sa propre opinion. A moins que dans les années à venir, chaque site internet puisse bénéficier de l’aval d’un organisme médiateur certifiant la validité des informations diffusées comme c’est déjà le cas dans le domaine de la santé avec Honcode.