Plusieurs fournisseurs de services de recherche en ligne ont porté plainte contre le géant américain Google devant la Commission européenne.
Ils affirment que Google abuse de position dominante dans leur propre secteur d’activité et une enquête a été ouverte par Bruxelles pour déterminer si les règles européennes de la concurrence sont respectées.
Selon les plaignants, Google favorise ses propres services au détriment des leurs au niveau des résultats de recherche qu’ils soient payants ou gratuits.
La Commission a cependant précisé que l’ouverture de l’enquête ne signifiait pas qu’il existe des preuves d’une quelconque infraction au stade actuel.
Il s’agira de déterminer si Google a ou non abaissé volontairement certains sites concurrents à ses propres services, comme des comparateurs de prix, dans les résultats de recherche.
La commission examinera également les clauses présumées d’exclusivité imposées aux partenaires publicitaires de Google et aux fournisseurs de logiciels et d’ordinateurs.
Le porte-parole de Google a assuré que le groupe est prêt à collaborer avec la Commission afin d’éclaircir ce litige.
Ce lundi 1er novembre 2010, une version test d’un nouveau moteur de recherche a fait son apparition sur le net, Blekko.
L’ambition du directeur général et co-fondateur de Blekko, Rich Skrenta est de concurencer Google qui mobilise actuellement deux tiers des recherches effectuées sur Internet.
Pour rivaliser avec ses aînés, Blekko s’appuie sur un concept wiki, les résultats seront en effet basés sur la contribution des internautes.
Il leur suffira d’ajouter un « / » à des mots-clés trouvés dans des pages web qu’ils trouvent pertinentes. Le moteur de recherche repérera ces slashs qui agiront comme des indices de popularité. Blekko offrira donc des résultats de recherche basés sur l’information et non sur des propositions commerciales.
Ce moteur de recherche pourrait séduire des internautes qui ont des centres d’intérêts spécifiques et qui apprécient de trouver rapidement des nformations pertinentes et non des pages de publicités.
Une étude d’eye-tracking menée par des chercheurs espagnols a démontré que le snippet – ce petit texte explicatif qui apparait sous le titre des sites trouvés par les moteurs de recherche dans les pages de résultats (SERP) – est l’élément le plus lu par les internautes espagnols loin devant les titres et les URL.
Rappelons que le snippet correspond à la balise méta « description » qui, si elle n’est plus prise en compte pour le référencement de votre site internet reste de la plus haute importance au vu de cette étude. Elle est un élément décisif pour l’internaute, l’élément déclencheur du clic ou du non clic vers votre site.
Selon une étude menée par les chercheurs de la très sérieuse Northwestern University, seul 10% des étudiants américains vérifient leur source d’information, le reste du corpus interrogé faisant confiance aux moteurs de recherche et plus particulièrement à Google pour apporter une réponse fiable à leur recherche. Et vous ? Vous êtes-vous déjà posé la question de la légitimité de l’information que vous recueillez sur les sites internet que vous visitez ou bien faites-vous confiance au moteur de recherche que vous utilisez – que ce soit Google, Yahoo, Bing ? – en vous contentant de regarder les seuls premiers résultats des SERP ? En d’autres termes, la performance du référencement naturel d’un site internet est-il un gage de crédibilité à vos yeux ? Si vous répondez « oui » en votre âme et conscience à cette question là, alors demandez-vous quelle part de risque vous acceptez de prendre lorsque vous suivez les conseils d’un site internet dans des domaines aussi sensibles que ceux du juridique ou de la finance ?
Dans la mesure où chacun peut publier sur Internet et qu’aucun médiateur n’existe pour apporter une légitimité à l’information publiée, il appartient à chaque internaute de trier et de de se faire sa propre opinion. A moins que dans les années à venir, chaque site internet puisse bénéficier de l’aval d’un organisme médiateur certifiant la validité des informations diffusées comme c’est déjà le cas dans le domaine de la santé avec Honcode.